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Isabelle Yacoubou: “España es una gran nación de baloncesto”

Charlamos con Isabelle Yacoubou, jugadora del Fenerbahce y de la selección francesa con la que fue subcampeona de Europa este verano en Francia. Yacoubou nos habla de su equipo, de baloncesto español y también de la selección francesa.

Isabelle Yacoubou tras el partido en Rivas | Foto: Agathe Ripoche

Isabelle Yacoubou tras el partido en Rivas | Foto: Agathe Ripoche

¿Qué balance puedes hacer de momento de vuestro recorrido en Euroliga?

Un balance muy positivo con victorias no siempre fáciles, no siempre bonitas pero al fin y al cabo lo que importa es ganar. Estoy bastante satisfecha. Hay algunos aspectos que mejorar pero tenemos un equipo bastante importante.

Jugaste un año en España con el Ros Casares, con el que ganaste la Euroliga, ¿qué es lo que recuerdas de esta experiencia?

Muy positivo y no sólo por las victorias sino porque me encantó España, lo pasé genial. Si he fichado por el Fenerbahce es gracias al entrenador (Roberto Íñiguez) con el que jugué y gané allí esperando que nos traigamos suerte mutuamente y que volvamos a reiterar esta hazaña de ganar la Euroliga.

¿Qué opinas de la desaparición del Ros Casares, a pesar de sus éxitos?

Es una lástima porque Valencia es una ciudad que ofrece muchas posibilidades a jugadoras que, como yo ahora, buscan este calidad de vida. Claro que cada uno tiene sus prioridades en la vida pero es una pena porque permitía de combinar una buena calidad de vida y el baloncesto de alto nivel. Es realmente una pena pero también conocemos la coyuntura económica y hay que aguantar aunque no sea siempre fácil.

¿Qué opinas del baloncesto español?

El baloncesto español ha bajado bastante pero no es nada sorprendente con la crisis económica que sufre España. Y cuando se habla de economía se habla de los esponsores que no se atreven a apostar por el baloncesto femenino. Pero España es una gran nación de baloncesto. Acaban de ser campeones de Europa ganando este verano la final contra nosotras así que hay mucho potencial y tienen buenas jugadores jóvenes. No me preocupo por ellas.

¿Cuáles son tus impresiones sobre la selección española que tuvisteis como adversaria en el Europeo este verano?

No es una generación que se acaba porque se nota que hay relevo pero no obstante algunas están en el fin de su carrera, así que estoy contenta por ellas sin contar que tengo muchas amigas entre ellas. Por supuesto estaba desilusionada porque perdimos pero contenta por ellas porque se lo merecían. Han trabajado por esto después de un Europeo 2011 que no fue fácil para ellas. Me parece bien que sea recompensado el esfuerzo en el deporte, para mí es algo positivo.

¿Qué te parece el cambio completo del equipo técnico de la selección francesa y del nombramiento de Valérie Garnier como entrenadora?

Para mí es una continuidad lógica ya que Valérie ha integrado la selección desde hace dos años siendo la asistenta de Pierre Vincent. Pero de momento no lo pienso demasiado. Estoy aquí, vivo lo que tengo que vivir en Fenerbahce y para la selección francesa ya veremos cuando llegue el momento.

¿Cómo son tus jornadas en Turquía?

Es genial porque primero tenemos el sol. La gente turca es muy maja y la comida es buena. Después entrenamos dos veces al día pero me lo paso bien.

¿Cómo empezaste a jugar a baloncesto?

Cuando entré al colegio en Benín, empecé a jugar porque todos mis amigos jugaban al baloncesto.

¿Cuál es tu mejor recuerdo en las canchas?

No hay uno, hay un montón pero el que marca más son los Juegos Olímpicos. En una carrera de deportista en general, los Juegos Olímpicos son una pasada.

¿Y el peor?

Es difícil decir que hay uno peor que otro. Hay decepciones, por supuesto, como cuando perdemos una final, como este verano. Pero tampoco se puede decir es el peor porque hay muchos.

De las jugadoras con las que has compartido vestuario, ¿con cuál has aprendido más? 


Aprendemos mucho las unas de las otras. Este año estoy conociendo las americanas y reconozco que no tienen nada que ver con la imagen que me hacía de ellas, están muy europeolizadas. Pero diría Ann Wauters con la que jugué en el Ros Casares y con la que, además tengo más afinidades a nivel de nuestro estilo de vida.

¿Tienes una idea de lo que te gustaría hacer después de tu carrera ?

Ni idea. Disfruto jugando y después avisaré.

Yacoubou jugando contra la Selección Española | Romain Chaib

Yacoubou jugando contra la Selección Española | Romain Chaib

Quel bilan peux-tu faire pour l’instant de votre parcours en Euroligue?

Très positif, avec des victoires pas toujours faciles, pas toujours jolies à voir mais la victoire c’est ce qui compte à la fin du parcours quand on fait le compte. Je suis plutôt satisfaite. Nous avons encore des points à améliorer mais on a une équipe assez fournie qui a de la rotation, ce qui nous permet de voir venir.

Tu as joué un an en Espagne avec le Ros Casares, avec lequel tu as remporté l’Euroligue, quels souvenirs gardes-tu de cette expérience?

Très positif et pas seulement pour les victoires mais parce que j’ai adoré l’Espagne, c’était génial. Si je suis venue rejoindre l’équipe de Fenerbahce c’est justement grâce au coach (Roberto Iñiguez) avec qui j’ai joué et j’ai gagné là-bas, en espérant qu’on se porte bonheur et qu’on puisse réitérer cet exploit de gagner l’Euroligue.

Que penses-tu de la disparition du Ros Casares malgré ses bons résultats?

C’est très dommage car je pense que Valencia est une ville qui offre beaucoup de possibilités à des joueuses qui, comme moi aujourd’hui, recherchent plus une qualité de vie. Après chacun a ses priorités dans la vie mais je trouve que c’est triste car c’était un cadre qui permettait d’allier une bonne qualité de vie et le basket de haut niveau. C’est donc très dommage mais on connaît la conjoncture économique et il faut faire avec même si ce n’est pas tous les jours faciles.

Que penses-tu du basket espagnol ?

Le basket espagnol a quand même beaucoup baissé mais ce n’est pas surprenant au vu de la crise économique qui touche l’Espagne. Et qui parle économie parle des sponsors qui ont du mal à venir jusqu’au basket féminin. Mais l’Espagne est une grande nation de basket, elles viennent d’être championnes d’Europe et ont gagné contre nous la finale cet été donc il y a du potentiel. Elles ont des jeunes joueuses donc je ne me fais pas de souci pour le basket espagnol.

Quelles sont tes impressions sur la sélection espagnole que vous avez eue comme adversaire à l’Euro?

Ce n’est pas une génération qui tire vers la fin car il y a quand même du renouvellement mais certaines sont en fin de carrière, donc je suis contente pour elles d’autant plus que j’ai beaucoup d’amies parmi elles. J’étais bien sûr déçue pour moi car nous avons perdu mais contente pour elles car elles le méritent vraiment. Elles ont travaillé pour ça après un Euro 2011 qui n’a pas été drôle pour elles. Que l’effort soit récompensé dans le sport, je trouve toujours que c’est une bonne chose.

Que penses-tu du renouvellement complet du staff technique de l’Equipe de France et de la nomination de Valérie Garnier à la tête de l’Equipe?

Je pense que cela suit une logique dans la continuité puisque Valérie a intégré l’Equipe de France depuis deux ans pour être l’assistante de Pierre Vincent. Mais pour l’instant je ne me projette pas trop. Je suis ici, je vis ce que j’ai à vivre à Fenerbahce et pour l’Equipe de France on verra plus tard.

Comment se passe une journée type en Turquie?

C’est génial car déjà il y a le soleil, les turques sont très sympas, la nourriture est bonne. Après il y a le basket donc on s’entraîne deux fois par jour mais ça va quand même.

Comment as-tu commencé à jouer au basket?

Lorsque je suis rentrée au collège au Bénin, j’ai commencé à jouer car tous mes amis jouaient au basket.

Quel est ton meilleur souvenir sur les parquets?

Il n’y en a pas un, il y en a plein mais celui qui marque le plus c’est quand même les Jeux Olympiques. Dans une carrière de sportive en général, les Jeux Olympiques c’est le top.

Et le plus mauvais?

C’est dur de dire qu’il y en a un plus mauvais que d’autres. Il y a des déceptions, c’est sûr, quand on perd une finale, comme par exemple cet été. Mais après on ne peut pas dire que c’est le pire, il y en a beaucoup.

De toutes les joueuses avec lesquelles tu as partagé les vestiaires, est-ce qu’il y a une joueuse en particulier avec laquelle tu penses avoir le plus appris?

On apprend beaucoup les unes des autres. Cette année je découvre les américaines et ce n’est pas du tout l’image que j’avais d’elles, elles sont très européanisées. Mais je dirais Ann Wauters avec qui j’ai joué au Ros Casares et avec laquelle on a en plus des affinités au niveau de notre style de vie.

As-tu déjà pensé à ton après-carrière?

Pas du tout. Je profite de jouer et après on verra.

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